26 mai 2010

Une gazelle chez les Fennecs


En Afrique du Sud, des Lions Indomptables, des Eléphants, ou encore des Super Eagles se donnent rendez-vous pour désigner les rois du ballon rond. Dans cette impitoyable jungle, les Fennecs d'Algérie comptent bien tirer leur épingle du jeu. Pour cela, ils s'appuieront sur leur véloce attaquant, Abdelkader Ghezzal. 
Si son patronyme prête à la comparaison, son jeu sur le rectangle vert aussi. En effet, ce Rhodanien de naissance est avant tout un joueur qui use de son flair, de son agilité et de sa vitesse pour prendre à défaut ses adversaires. "C'est un attaquant vif, doté d'une technique remarquable et d'une bonne condition physique", constate le Brésilien Maicon, qui sous le maillot de l'Inter a croisé le pensionnaire de Sienne sur les pelouses de Serie A. "C'est aussi quelqu'un de très rapide et adroit", surenchérit le Nerazzurri. Et il n'a pas tort.
Il est en effet le joueur étranger qui a marqué le plus de buts dans l'histoire de la C3 italienne avec 20 buts lors de la saison 2007/08 alors qu'il jouait sous les couleurs de Crotone.  Une statistique qui lui permettra de grimper les échelons plus vite que prévu, et d'intégrer la Série A et l'équipe nationale algérienne dans la foulée.
De la traversée du désert au Guerrier du désert
Tout avait pourtant mal commencé pour le joueur âgé d'aujourd'hui 25 ans. Ironie du sort, la gazelle n'a pas retenu l'attention du Lyon lors de ses débuts. "J’ai fait le centre de formation de l’OL, mais je n’ai pas été retenu. Je suis retourné à Vaulx-en-Velin, mon premier club, puis à 18 ans, j’ai signé en CFA à Saint-Priest", se souvient l’intéressé. Commence alors une traversée du désert pour le jeune Ghezzal. Il quitte rapidement la France pour l'Italie mais n'y retrouvera là encore que le championnat amateur.
Mais connue pour sa vitesse, un gazelle peut aussi se montrer patiente. Et trois plus tard,  Abdelkader y gagne précisément ses galons de guerrier du désert. "Crotone, alors en Serie B, m’a repéré. J’y ai signé à 21 ans. Ils m’ont prêté en Serie C2, puis je suis revenu à Crotone, qui était alors descendu en Serie C1. J’y ai marqué 20 buts, et Sienne m’a recruté." Cela paraît simple, en tout cas modeste, dans la bouche de Ghezzal. Pourtant passer d'une troisième division accessible à une Serie A véritablement relevée tient bel et bien de l'exploit. Le sélectionneur Rabah Saâdane le sait et lui ouvre la porte desFennecs pour un match amical contre le Mali.
Cause ou conséquence, Ghezzal devient un acteur majeur de l'élite italienne avec Sienne. S'il est moins prolifique avec cinq buts inscrits lors de l'édition 2008/09, il contribue activement avec 36 apparitions sous le maillot bianconero, à maintenir le modeste club dans le milieu de tableau. "Au début, c’était compliqué. Sur le plan tactique et physique, j’avais des lacunes. En Serie A, ça va beaucoup plus vite. Pour autant, j’ai marqué cinq buts, et ai été l’un des joueurs les plus utilisés", pouvait se satisfaire Ghezzal au sortir de sa saison.
Une gazelle, des fennecs et Trois lions
Une fois lancée au galop, la gazelle Ghezzal ne ralentit pas la cadence et la carrière de l’Algérien monte en flèche. Au cours de la saison 2009/10, il devient le fer de lance de l'attaque des Verts et contribue à leur historique qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010, inscrivant des buts décisifs, d'abord contre le grand rival égyptien à Blida en juin 2009, puis contre le Rwanda en octobre. "Personne ne peut nier que je me donne à fond à chacune de mes rencontres avec l'Algérie", insiste-t-il. "L'équipe nationale représente énormément à mes yeux".
Ainsi, lors de la Coupe d'Afrique des Nations 2010, il se démène sur le front de l'attaque des Fennecset collabore par son incessante activité à leur honorable place en demi-finale de l'épreuve. Avec Sienne, il se bat comme un lion pour sauver son club de la rélégation. Mission ratée, mais en mars dernier, il sort sur le terrain de la Juventus de Turin le "match de ma vie", et inscrit un doublé pour remonter au score (3:3). "J'en conserverai toujours un souvenir fantastique. D'autant plus que ma famille était dans les tribunes. J'étais en confiance".
C'est cette confiance que Ghezzal recherche à quelques jours du coup d'envoi d'Afrique du Sud 2010. "Il est clair qu’un succès face à la Slovénie nous permettra de jouer avec beaucoup de confiance les deux matchs qui suivront contre l’Angleterre et les USA. Mais il faut reconnaître qu’au Mondial, il n’y aura pas de match facile. L’Angleterre n’est pas à présenter, c’est l’un des favoris pour le sacre final. Mais de notre côté, on est conscients de la tâche qui nous attend et on est très motivés pour défendre les couleurs nationales".
Après tout, lorsqu’elle est chassée dans la savane, il n’est pas rare que la gazelle échappe aux griffes de Trois Lions… FIFA
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Mondial 2010: Photos de l'équipe d'Algerie à l'entraînement de mercredi


La sélection algérienne a effectué mercredi matin  une séance d’entraînement sur la pelouse de l’hôtel du Golfe & palace de  Crans Montana (Suisse), lieu de son stage de préparation en vue de la coupe du monde, FIFA, Afrique du Sud 2010.
Les camarades d’Abdelkader Ghezzal ont effectué des exercices physiques et techniques. Les quatre gardiens ont quant à eux effectué des exercices spécifiques.

A la fin de cette dernière séance d’entraînement en Suisse, des parties de tennis ballon ont été organisées entre les joueurs dans une ambiance bon enfant.

Il est à rappeler que l’équipe nationale a entamé depuis  le 13 mai  sa première phase de préparation en vue du mondial sud africain à Crans Montana en Suisse, qui sera ponctué par un match amical contre l'Eire le 28 mai à Dublin. La délégation algérienne quittera la Suisse pour l’Irlande ce jeudi. FAF













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Meghni : «J'aurais pu forcer»

Privé de Coupe du monde en raison d'une blessure au tendon du genou gauche, le milieu de terrain algérien Mourad Meghni  accuse le coup de la déception. Depuis Crans Montana en Suisse où il était en stage avec la sélection dirigée par Rabah Saadane, il s'est confié à l'Equipe de ce mercredi.

«Je n'ai pas mal mais il y a quand même une différence de sensations d'appui entre la jambe droite et la gauche. Je comprends que le coach n'ait pas envie de prendre des risques avec moi. Moi, j'étais prêt à prendre le risque, j'aurais pu forcer trois matches pour la Coupe du monde.» Meghni reconnaît toutefois comprendre et accepter la décision du sélectionneur algérien : «C'est mieux qu'il ait pris sa décision sans tenir compte de mes états d'âme.»

Et maintenant?

«Je vais me faire opérer le plus rapidement possible. Je vais rester jusqu'à la fin du stage et accompagner la sélection en Irlande (un match amical est programmé vendredi, NDLR). Après l'opération, j'en ai pour trois ou quatre mois puis je reprendrai sûrement avec la Lazio Rome.»

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Zidane : "Ne pas comparer les générations"


Zinédine Zidane a estimé mardi soir qu'"il ne faut pas comparer les générations", au sujet de l'équipe de France de football, à l'issue d'un match du Variété Club de France auquel plusieurs champions du monde 1998 ont participé.
"Je vais suivre la Coupe du monde attentivement, mais il ne faut pas comparer les générations", a déclaré le champion 1998 Zinédine Zidane après ce match au stade de l'Epopée, organisé au profit de l'association Les enfants de la terre de Yannick Noah, où son équipe a battu (7-5) les anciens joueurs amateurs de Calais, finalistes de la Coupe de France en 2000.
"Bien-sûr que j'y crois" (à la victoire de l'équipe de France), a, quant à lui déclaré l'ancien gardien des Bleus Fabien Barthez. "Il faut être derrière l'équipe de France. Ces joueurs portent les espoirs de tout un pays. Il faut les soutenir", a-t-il ajouté.
Robert Pirès a pour sa part que "chaque équipe de France a ses joueurs... et son sélectionneur. Il était temps d'apporter du changement. Laurent Blanc est évidemment un très bon choix. Mais il faut laisser l'équipe de France se préparer et prendre confiance".
Laurent Blanc, futur entraîneur des Bleus et Didier Deschamps, capitaine de l'équipe de France 1998, n'ont pas souhaité s'exprimer. AFP
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USA - République Tchèque (2-4): Les Yankees et Onyewu peu convaincants


Sans ses titulaires indiscutables, laissés au repos, les Etats-Unis se sont montrés bien peu convaincants face à la République tchèque (2-4) mardi à East Hartford (nord-est), à la veille de la communication de la liste des 23.
Les Américains ont montré une fébrilité défensive certaine, avec des erreurs sur les quatre buts encaissés, et Bob Bradley a dû grimacer en voyant la prestation d'Oguchi Onyewu, un des piliers de sa défense qui disputait son premier match depuis sept mois après une sérieuse blessure au genou gauche.
Après l'ouverture du score de Maurice Edu (17e) à la suite d'une très mauvaise sortie du gardien Petr Cech, Onyewu, l'un des rares Américains à évoluer dans un très grand club européen (AC Milan), a été pris en défaut flagrant sur le but du 1-1. Sur un coup franc venu de la droite, il a été devancé de la tête par Tomas Sivok, faisant à peine l'effort de sauter (44). Sorti peu après l'heure de jeu, il a fini avec une poche de glace sur le genou. "C'est bien de revoir "Gooch" sur le terrain, il a fait des progrès tout au long du camp d'entraînement", s'est borné à indiquer Bradley.
A la veille d'annoncer sa liste, le sélectionneur avait choisi de ne pas utiliser ses "stars" (Tim Howard, Landon Donovan, Clint Dempsey, Jozy Altidore, Carlos Bocanegra) pour faire le tri dans son effectif face à une équipe tchèque jeune, en reconstruction et dans l'ensemble plutôt innoffensive. A ce jeu, Clarence Goodson derrière, DaMarcus Beasley au milieu et Hercules Gomez devant, buteur de la tête à la 66e minute, ont certainement marqué des points.
Le but de Gomez a répondu à celui de Jan Polak (58), intervenu après une passe inspirée de Lafata, grâce à un peu de naïveté défensive de la part de Heath Pearce. Les Tchèques ont ensuite creusé l'écart sur un cafouillage défensif des Américains, du genre de ceux qui ne pardonneront pas au Mondial.
Aussi mobiles que des cônes de circulation sur la construction de l'action, ils ont par deux fois été incapables de dégager le ballon dans leur surface. Le cuir a fini par trouver le pied gauche de Fenin puis les filets (77).
Les Tchèques ont porté le coup de grâce dans le temps additionnel (90+2) quand le jeune Necid, 20 ans, a profité d'une grossière erreur d'appréciation d'Edu sur une balle aérienne pour filer au but et tromper Brad Guzman.
Les Etats-Unis disputeront leur dernier match de préparation sur leur sol samedi à Philadelphie contre la Turquie, avec ce qui ressemblera sûrement à leur équipe-type du Mondial, avant leur ultime rendez-vous de réglage le 5 juin contre l'Australie à Roodepoort (Afrique du Sud). AFP
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De Laurent à Zidane, 80 ans d'images marquantes


De 1930 à 2010, 80 ans de Coupe du Monde de la FIFA résumés en quelques images qui resteront à jamais dans la mémoire collective...
1930 : première13 juillet. Le Français Lucien Laurent, d'une reprise de volée du droit, signe le premier but de l'histoire du tournoi (France-Mexique, 4-1). En finale, dans son monumental Stade du Centenaire de Montevideo, le capitaine de l'Uruguay Jose Nasazzi soulève la première Coupe du monde.
1950 : stupéfactionC'est une image sans son: celle du grand Maracana plongé dans l'hébétude de la défaite brésilienne face à l'Uruguay (2-1), lors du match faisant office de finale. Le Brésil est en deuil. Les officiels négligent le protocole et Jules Rimet, président-fondateur de la Fifa, doit descendre en personne sur le terrain pour remettre le trophée au capitaine uruguayen Varela.
1958 : le Prince PeléLe monde du football découvre un prodige: Pelé. Le Brésilien, plus jeune champion du monde à 17 ans, marque six buts dont un décisif en quart de finale contre le Pays de Galles (1-0). L'autre image est celle d'un fusil, que reçoit le Français Just Fontaine pour avoir marqué 13 buts lors du tournoi, record en cours.
1966 : but ou pas ?Le ballon heurte la barre et rebondit au sol. Le ballon a-t-il franchi (entièrement) la ligne? Le but de Geoff Hurst, auteur d'un mythique triplé en finale, est en tout cas validé, et la RFA s'incline (4-2 a.p) devant l'Angleterre.
1970 : le Roi PeléLe cliché montrant Pelé, poing droit levé et soulevé par le N.7 Jaïrzinho vu de dos, devient emblématique. Le meilleur joueur du monde multiplie les actions de légende (tentative de lob de 50 m, feinte de corps sur un gardien) et y invite le gardien anglais Gordon Banks qui fait l'arrêt du siècle face à lui. La finale est une apothéose (Brésil-Italie, 4-1). Le quart de finale RFA-Angleterre (3-2 a.p.) entre aussi dans l'histoire avec Franz Beckenbauer qui joue un bras en écharpe, une épaule luxée.
1974 : Cruyff le romantiqueJohan Cruyff, à la tête de la grande génération Ajax, survole le tournoi et provoque même un penalty pour les Pays-Bas dès la première minute de la finale, transformé par Neeskens. Mais c'est la RFA du "Kaiser" Beckenbauer et du "Bombardier" Müller, auteur du but de la victoire (2-1), qui soulève le nouveau trophée (l'ancien est devenu propriété du Brésil, vainqueur trois fois).
1978 : papelitos et bruits de bottesIl pleut des "papelitos" (petits papiers) sur les terrains de ce Mondial remporté par l'Argentine, sous le joug de la junte militaire de Videla, grâce à son "Matador" Mario Kempes, double buteur en finale contre les Pays-Bas (3-1 a.p.) privés de Cruyff.
1982 : le come-back de RossiPaolo Rossi arrive à la Coupe du monde après deux ans de suspension pour corruption. Lors de la deuxième phase, l'attaquant italien réussit un triplé contre le Brésil de Socrates et Zico! Et finit meilleur buteur (6 réalisations) après un dernier but en finale (3-2) contre la RFA. Celle-ci avait éliminé la France de la génération Platini au terme d'un match haletant à Séville (3-3 a.p., 5-4 t.a.b.) et marqué par l'agression du gardien allemand Schumacher sur le défenseur français Battiston, évacué sur une civière. Autre image d'antijeu qui reste, le non match entre la RFA et l'Autriche (1-0) qui élimine par ricochet l'Algérie.
1986 : "la main de Dieu"Diego Maradona rend ce Mondial mythique en quatre minutes face à l'Angleterre en quart de finale (2-1): le capitaine de l'Argentine marque d'abord avec ce qu'il appellera "la main de Dieu", puis met dans le vent cinq joueurs en partant de la ligne médiane pour son deuxième but. Il offre ensuite une passe décisive à Burruchaga en finale (3-2 contre la RFA). Pelé a un successeur.
1990 : CamerounLes Lions indomptables créent la sensation dès le match d'ouverture en matant, à neuf contre onze, l'Argentine championne du monde (1-0, but de François Omam-Biyik). Le monde savoure la danse de Roger Milla à chacun de ses quatre buts, dont un contre la Colombie après avoir chipé le ballon au fantasque gardien René Higuita. Le parcours camerounais s'achève dans un quart houleux contre l'Angleterre (3-2 a.p., avec trois penalties). Autre image forte: les larmes de Maradona alors que la RFA vient de prendre sa revanche de 1986 grâce à un penalty litigieux transformé par Andreas Brehme en finale. Lothar Matthäus lève le trophée à quelques mois de la réunification allemande.
1994 : la chute de MaradonaBeaucoup d'images marquantes. Maradona signe son retour par un but superbe contre la Grèce (4-0) et hurle sa rage devant les caméras... quelques jours avant d'être exclu pour dopage. L'Argentine sera éliminée dès les 8e par la Roumanie avec un lob splendide de Hagi (3-2). Autre but exceptionnel, le slalom "maradonien" du Saoudien Saeed Owairan contre la Belgique (1-0). Au rayon insolite, le match Russie-Cameroun (6-1) avec le quintuplé de Salenko et le but de Milla (plus vieux buteur à 42 ans), ou lorsque le Mexicain Marcelino Bernal casse son but en s'enfonçant dans les filets.
1998 : Zidane sur deux coups de têteZinedine Zidane inscrit deux buts de la tête sur corner et offre le premier titre mondial à la France (3-0 contre le Brésil). En demi-finale, Lilian Thuram avait marqué deux buts (les seuls en 142 sélections) et, assis un doigt sur la bouche, n'en revenait pas. Le Mexicain Cuauhtemoc Blanco popularise le "coup du crapaud".
2002 : Ronaldo superstarBeckham et sa coupe iroquoise déclenche l'hystérie en Asie mais c'est bien Ronaldo et sa "coupe pubis" l'homme du tournoi, auteur de 8 buts dont les deux du Brésil en finale contre l'Allemagne (2-0). De Zidane, il reste une photo de joueur à terre, symbole d'une France éliminée avec fracas dès le premier tour. L'arbitrage de la Corée du Sud sera décrié: les Italiens en 8e et les Espagnols en quart crient à l'injustice. La Turquie du chauve Hasan Sas finit à une belle 3e place.
2006 : Zidane sur un coup de têteLe fameux "coup de boule" de Zidane sur Marco Materazzi: rarement un geste aura tant fait parler. Après avoir signé son plus grand chef d'oeuvre contre le Brésil en quart (1-0), Zizou ouvre le score en finale sur penalty d'une "Panenka" osée qui heurte la transversale et rebondit juste derrière la ligne. Sans son capitaine, la France s'incline aux tirs au but et l'Italie de Fabio Cannavaro est championne du monde. Le Mondial aura aussi été marqué par le but d'Esteban Cambiasso, inscrit par l'Argentine contre la Serbie-Monténégro au terme de 24 passes consécutives de ses coéquipiers, et le 8e de finale Portugal-Pays-Bas (1-0) avec un record de seize cartons jaunes et quatre rouges. AFP
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25 mai 2010

Mondial 2010: Déferlante verte et blanche sur Tourbillon

6000 à 7000 supporters algériens étaient présents dimanche à Tourbillon pour aduler leurs stars. Ferveur, exubérance, tension... reportage au milieu des Fennecs.
 
Ils s'appellent Riad, Nesrine, Foued, Djamel, Fouzi, Yazid et Rahim. Ils viennent de Neuchâtel, Montreux, Genève mais aussi de Grenoble, Marseille, Annemasse, Lyon et Paris. Ils ont parcouru des centaines de kilomètres pour une seule raison: voir leurs stars, les joueurs de la sélection nationale d'Algérie.
«C'est un événement unique dans notre vie, on ne les verra peut-être plus jamais. Merci la Suisse», explique Djamel qui a fait le trajet d'Annemasse avec des amis. «C'est une grande fête nationale, on se réjouit tellement de voir les joueurs. Toute la famille est du voyage», s'enthousiasme un supporter résidant à Lausanne.

Tous derrière les Fennecs

«On a essayé d'entrer dans leur hôtel mais sans succès. On espère les voir de près et les toucher. Nous sommes là pour leur souhaiter bonne chance pour le Mondial», relève quant à lui le Grenoblois Foued. Un peu plus loin, seul fan à ne pas aborder les couleurs vertes et blanches de l'Algérie, Cheffi guette l'arrivée des joueurs avec impatience: «J'habite Vissigen, juste à côté. Je suis Tunisien mais je soutiens l'Algérie. Comme c'est la seule équipe arabe qualifiée pour la Coupe du monde, tout le Maghreb est derrière les Fennecs!»

Moment de flottement

17 h 30. Les joueurs ont une demi-heure de retard. Dans le stade, des supporters ont envahi la tribune principale pour voir leurs idoles de plus près.
A l'extérieur, les gens se pressent devant l'entrée des vestiaires. Journalistes, personnel de l'ambassade, supporters, policiers et membres du staff se mêlent dans le désordre. La tension monte. Certains fans accusent le personnel diplomatique d'avoir des passe-droits et de pouvoir faire entrer des connaissances. «C'est un scandale, j'ai fait 1300 kilomètres pour voir les joueurs, j'ai autant le droit de les approcher que vous», hurle un supporter excédé. Des insultes fusent mais la police parvient à calmer tout ce petit monde.

Faux journalistes, vrais supporters

Après avoir montré patte blanche, les journalistes peuvent accéder au terrain. Derrière la porte, un homme gît au bord de l'inconscience, la main ensanglantée. Son ami raconte: «Il a voulu escalader un grillage et il s'est planté la main sur la grille». L'infortuné sera évacué en ambulance.
Au bord de la pelouse, le chaos règne. Apparemment des supporters lambda ont réussi à se faire passer pour des journalistes. Confirmation immédiate: «Monsieur, je vous achète votre carte de presse comme ça je peux aller voir les joueurs à l'hôtel», quémande un fan avant de se faire évacuer. Un autre s'improvise responsable de la sécurité et il invective ses confrères. Le ton monte. Sur le terrain, des hommes en costard sont suspendus à leur téléphone portable. Personne ne semble savoir où se trouvent les joueurs.
En attendant, certains se prennent en photo avec des personnalités présentes en tribune: l'acteur vedette Hamid Acouri, des industriels et des présentateurs de télévision célèbres. Finalement, après moult palabres et informations données au mégaphone en français et en arabe, les supporters regagnent les gradins.

Le spectacle commence

Mégaphone à la main, Christian Varone, commandant de la police cantonale, rappelle aux supporters les ultimes instructions lorsque les joueurs pénètrent sur la pelouse dans un brouhaha infernal.
Drapeaux, fumigènes, chants guerriers, «youyous», difficile de croire qu'il ne s'agit en fait que d'un entraînement. Chaque but est salué par un concert d'applaudissements, lorsque les joueurs s'approchent des gradins, c'est l'ovation. «One, two, three, viva l'Algérie» résonne dans les travées de Tourbillon, rapidement suivi par le nom de chaque joueur scandé à l'unisson.

Sortie dans le calme

Après une heure et demie d'entraînement, les Fennecs regagnent le vestiaire. Dehors, les supporters verts et blancs se pressent près de l'entrée. Les nombreux policiers appelés en renfort (voir ci-contre) contiennent la foule. Ultimes applaudissements, ovations et crépitements d'appareils photo lorsque les joueurs montent dans leur car avant de s'en aller au calme, en direction de Montana. En pleurs, un supporter assiste à la scène. Un autre vient pour le consoler avant de comprendre qu'il ne pleure pas de tristesse mais de joie. Dans sa main, il tient fermement un gant que le gardien d'Algérie a lancé dans le public. In Le Nouvelliste
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Championnat d'Algerie: Le Mouloudia reprend les commandes

Le Mouloudia d'Alger a battu le MCE Eulma (3-1), mardi au Stade du 5 Juillet et reprend les commandes du championnat d'Algérie, et réconforte sa position favorable pour gagner le titre avec 3 points d'avance sur l'ES Setif battu à Tlemcen (1-2) face au WAT.

Il reste deux matches à jouer avant la clôture du Championnat et les chances du Mouloudia d'Alger sont meilleures à présent avec deux rencontres à disputer à Alger, face au CRB puis face à une équipe déjà reléguée en division 2, le MSP Batna en l'occurrence.

Pour sa part, l'ES Setif a raté le coche face à une équipe tlemçenienne décidée à ne pas céder sur son terrain. 
Les setifiens qui ont pris la tête du championnat Samedi dernier en battant le MCA à domicile, ont donc laissé cette place au Mouloudia et leur chances de remporter le titre restent intactes mais leur destin n'est pas entre leur mains. 
Reste à jouer pour l'ES setif, le MC Oran, à huis clos à domicile, puis un dernier match très compliqué à jouer chez la JSM Bejaia qui joue une 3e place qualificative à la coupe de la CAF. M.E


Résultats :

WAT - ESS  (2-1). Buts: Chaïb 45', Yalaoui 79' - Hadj Aissa 42'
MCA - MCEE (3-1). Buts: Bougueche 28', Attafen 34', Mokdad 51' - Kaoua SP 71')
CAB - CRB (1-0). But: Kebia 21'
NAHD - MSPB.(1-1). Buts: Nehari 72' - Latrech 32'
USMH - USMA (0-1). But: Deham 59'
ASO - USMAn (1-1). Buts: Gharbi 80' - Ghomari 44'
JSK - USMB (3-1). Buts: Chergui 20', Yahia Cherif 52', Azuka 72' - Tilbi 11'
MCO - JSMB (1-0). But: Zafour CSC 35'
CABBA - ASK (1-4).
Buts: Hachoud SP 86' - Si Hadj 27', Zerouki 32', 75' Douadi 62'

Classement


1. MC Alger 62 32
2. ES Sétif 59 32
3. JSM Bejaia 51 32
4. USM Alger 49 32
5. USM El Harrach 48 32
- JS Kabylie 48 32
7. WA Tlemcen 46 32
7. USM Annaba 45 32
8. CABB Arreridj 43 32
10. ASO Chlef 43 32
-. CR Bélouizdad 42 32
12. MC El-Eulma 40 32
-. USM Blida 40 32
-. MC Oran 40 32
15. AS Khroub 39 32
16. CA Batna 37 32
17. MSP Batna 21 32
18. NA Hussein-Dey 19 32
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